DESIGN MIAMI BASEL
Mes coups de cœur et impressions sur cette édition 2011
Dans la foule créative et innovante des nombreux exposants mon choix s'est arrêté cette année sur quelques noms phares:
La galerie Jacksons a présenté du mobilier et des objets, essentiellement scandinave. Céramiques, verres, luminaires, textiles, bijoux, tables et sièges, miroirs et bougeoirs déclinant tous une sobriété et une harmonie au goût calme de l’essentiel. www.jacksons.se
Du côté performances, la galerie Patrick Seguin, a monté et remonté chaque jour en direct, un pavillon en bois de 6 X 6m que l’architecte visionnaire Jean Prouvé, originaire de Nancy, avait dessiné et conçu en 1944 pour reloger en urgence la population lorraine, sinistrée par les désastres de la seconde guerre mondiale. L’architecture démontable a révélé ainsi chaque jour, la modernité absolue du projet du créateur Jean Prouvé, qui répondait parfaitement aux contraintes de son époque : simplification des montages et des assemblages, mobilité des structures, simplicité et fonctionnalité.
Véritables performances d’architecture transportables et démontables, ces « baraques » pouvaient être montées en une journée par 3 personnes sur le lieu même des destructions. Jean Prouvé reçut pour leur invention la Médaille d’Or de la Reconstruction et de l’Urbanisme en 1947.
De tout ce que j’ai pu rencontrer dans cette édition 2011, l’objet qui m’a le plus fascinée, m’a été offert à découvrir sur le stand de la galerie Priveekollectie, sorte de cabinet de curiosités créé par l’artiste De Intuïtiefabriek, intitulé Excavations : superposition de boîtes coulissant les unes sur les autres et contenant toutes sortes d’objets aussi insolites qu’hétéroclites, semblant ramenés d’une fouille archéologique improbable.
www.deintuiefabriek.nl
Ma dernière impression « légère » est celle d’un rêve de nuages et de mousse de savon s’envolant d’une machine, pas infernale du tout, mais plutôt poétique et irréelle. La mousse de savon s’échappe de petites buses en forme de champignons, pour s’envoler et s’accrocher à un filet tendu qui lui-même formera de jolis petits nuages cotonneux, s’évaporant dans l’air du temps…
De quoi redonner du rêve à tous les trop terre-à-terre…